Je ne crois pas que ma coupe de cheveux ait quelque chose à voir là dedans, mais depuis toujours j’ai la tête dans les nuages. Je me laisse planer dans les atmosphères qui se présentent et j’existe ainsi. C’est pourquoi me projeter dans la perception d’un.e réalisateur.ice ou d’un personnage m’est profondément vivifiant ! Et la diversité des projets et des personnes avec qui je travaille me donne l’occasion d’exister d’autant de façons différentes. C’est peut-être le jazz qui m’a donné ce goût du partage, qui sait ? L’écoutant et le jouant depuis tout petiot, quelque chose me reste d’une idée de la construction commune comme pilier fondateur du geste créatif. Quelque chose de l’improvisation aussi, d’une sensibilité qui permet tant de répondre à un appel du pianiste que de sentir quand passer d’un personnage à l’autre en documentaire. Ou de prendre des décisions rapides en cas d’imprévus.

Puisqu’après m’être étendu sur ma capacité à rêvasser, il est probablement temps d’écrire des nouvelles qui devraient être plus rassurantes. Pendant plusieurs années j'ai également travaillé en tant que chef électricien, essentiellement sur de la publicité, de la fiction et du clip. De nombreuses collaborations renouvelées tant avec réals que producteur.ices, je fais mes heures sans grande difficulté. En bref, j’ai l’habitude de travailler dans des conditions professionnelles. Voilà qui est fait pour les nouvelles rassurantes, en tout cas je l’espère, car je retourne dans l’abstrait et j’enchaîne avec un peu de théorie technico-esthétique (je pense beaucoup mon travail ainsi).

Depuis quelques années, mon travail de la lumière se lie de plus en plus étroitement au travail du décor, pour beaucoup de raisons qu’il serait inadéquat de développer ici. L’essentiel, c’est que je pense presque la lumière comme un élément du décor parmi d'autres, et c’est pourquoi j’essaie toujours d’avoir une étroite collaboration avec les chef.fes décorateur.ices. J’aime que le décor et la lumière soient vraiment issus d’un travail commun de la mise en scène, la déco et moi.
En fait, je cherche à privilégier les projets qui mettent l’humain au centre. Qu’ils soient fantastiques ou réalistes, réels ou imaginaires, je m’oriente vers des projets qui cherchent à développer une certaine forme de vie, de justesse. Et c’est à ce titre que l’interaction - physique, matérielle - entre la lumière et le décor, est à mon sens un outil très puissant (entre autres) pour rendre l’image plus sincère, juste et vivante.

C’est trop long, qu’on en finisse. Basé à Paris, je suis disponible pour tous types de projets : fiction, documentaire, clip.

nilda.fromagepapazian@gmail.com
07.78.55.81.94

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